Pour d'autres, il ralentit au point de donner la sensation de s'interrompre ...
Dans une société où le temps et sa mesure sont une valeur incontournable :
- combien de temps pour trouver un emploi ?
- Combien pour être opérationnel ?
- Combien pour trouver un logement ?
- Combien pour s'ajuster face à un changement de situation personnelle ou professionnelle ?
- Combien, combien et combien ?
ceux et celles que le temps indiffèrent ou repoussent (par crainte de ce temps qui passe et que l'homme ne maîtrise pas !) prennent le risque de se trouver en difficultés. Notre société ne peut pas attendre ou tout du moins l'homme ne sait pas trop le faire et supporter cette sensation.
La notion du temps s'interroge particulièrement lorsque l'être humain fait le compte des années et s'aperçoit qu'il ne "reste que" une ou deux décennies d'espérance de vie ... Bien sur, l'espérance est une moyenne et ne concerne donc pas l'individu singulier que je suis ... Mais, la question du temps qui reste se pose parfois pour ceux et celles qui s'engagent dans un travail de pensée.
C'est une femme qui m'a donné l'envie de parler du temps ; celui que l'on vit. Elle fêtera ses 83 années de vie, elle y pense fortement. Ressent une certaine angoisse à l'idée d'avoir une année de plus. Quand certains enfants ne rêvent que d'être encore plus grands (vivement mes six ans pour ... ; encore deux ans et ...), elle, cette dame semble vouloir figer le temps. A son contact, d'ailleurs, le temps semble ralentit. Il prend une douceur qui ne s'éprouve que rarement (bien différente de ce qui est ressenti en vacances).
Au fond, le temps prend toute sa valeur dans la subjectivité et se teinte des représentations que chacun de nous forge au contact des représentations collectives. Forcément le temps ne sonne donc pas de la même manière et nous sommes, par étapes de la vie, invités à entendre cette sonorité ...
Et si le temps passe vite pour certains, trop lentement pour d'autres ... Il devient une valeur subjective de mesure.
Pour moi, il me semble que le temps file le fil de la vie ...
VIE PROFESSIONNELLE
Présenter de façon interactive l'emploi dans le secteur gérontologique ; partager des informations sur les réseaux, l'organisation de l'aide aux aidants et quelques références bibliographiques.
mercredi 20 août 2008
Si le temps passe vite pour certains ...
Par Nathalie FAURE le mercredi 20 août 2008, 10:52
vendredi 4 juillet 2008
Apprendre à se RESSOURCER
Par Nathalie FAURE le vendredi 4 juillet 2008, 14:17
Dédié aux personnes qui, au jour le jour, découvrent cet apprentissage et le font vivre ...
Assise dans le jardin, regardant puis contemplant la nature, l'idée m'est venue d'écrire un p'tit quelque chose à l'attention de ceux et celles qui, par leurs expériences personnelles et/ou professionnelles, font l'expérience d'une nouvelle richesse intérieure.
La vie amène chacun de nous à rencontrer des évènements. Au travail, en couple, en amitié ou en famille, ces expériences mettent à l'épreuve l'être. Par chance, l'humain est doté de capacités d'adaptation, il a les moyens de modifier différentes partie de lui même, dont son comportement.
Certains d'entre nous, parce qu'ils sont plus intiment touchés ou éprouvés par "l'événementiel de l'existence", vont déployer une énergie hors du commun ...
Cet élan de vie est particulièrement précieux pour toutes les expériences atypiques de l'existence. Je ne développerai pas plus les bénéfices acquis pour la vie personnelle pour parler de ce qui se passe au travail lorsque cette énergie apparaît.
Dans l'univers du sanitaire et social, les professionnels sont chaque jour, mis à l'épreuve. Entendons-nous bien ; l'épreuve est celle d'un ajustement, celui que requiert la relation à autrui. Etablir une relation et la conduire tous les jours (au gré des difficultés, des résistances et blocages ...) ; prendre soin d'une personne est une tâche professionnelle tellement intense et riche, incroyablement variée et surprenante et puis difficile, complexe, à l'effet déroutant ...
C'est pour tout cela que nous devons apprendre à nous ressourcer. Être à l'écoute de soi, découvrir ce qui peut être touché en nous par l'expérience de la relation à autrui puis se recentrer (sur soi) avant d'aller à la rencontre de l'autre. C'est une des façons de puiser à la source du bien être.Sans cette énergie, saurons-nous être aux côtés des autres, les accompagner sur le chemin de la vie ? N'y a t-il pas un risque d'épuisement si la situation de celui que j'accompagne me touche trop, m'affecte au point de ne plus savoir ce qui est l'ESSENTIEL ?
Les professionnels qui ont pu mettre à profit ces diverses expériences détiennent "un objet" précieux. Il ne s'apprend pas réellement dans le cadre de la formation, le diplôme ne le donne pas. Cet objet peut se découvrir et il offre une couleur particulière à la relation établie au patient, au résident, à l'usager. Celui qui détient cet objet est plus à même d'aider, plus à l'aise avec les effets de la relation. Il découvre une capacité à se centrer sur l'autre, parce qu'il se connaît ... puisqu'il sait comment être touché sans être trop affecté par ce qui va se produire dans la relation.
APPRENDRE A SE RESSOURCER commence par une prise de conscience. S'apercevoir que le travail effectué avec et pour l'autre se fait dans une relation d'échange.
Si l'échange existe, le soignant a besoin d'identifier ce qu'il reçoit. Et il faudra en faire quelque chose après ; sinon, "le paquet affectif" peut être lourd à porter sur ses épaules. C'est ici qu'intervient encore la RESSOURCE.
SE DISTRAIRE
REVER
CROIRE
S'EVADER
BATIR
S'EXPRIMER ...
et tant d'autres actions conduisent à se ressourcer.
Reste à donner chaque jour un peu de temps pour nourrir cet objet qu'est LA SOURCE DU BIEN ETRE ...
vendredi 27 juin 2008
PERSPECTIVES GERONTOLOGIQUES : l'approche psychologique
Par Nathalie FAURE le vendredi 27 juin 2008, 14:59
DEVENIR UNE VIEILLE PERSONNE
ou LE TEMPS DE VIEILLIR ...

jeudi 3 avril 2008
LES LIEUX D'ACCUEIL / Présentation des EHPAD, Foyer logement, CANTOU et USLD
Par Nathalie FAURE le jeudi 3 avril 2008, 11:15
Lorsqu'un handicap surgit ou qu'une pathologie réduit l'autonomie pour les actes de la vie quotidienne se pose alors la difficile question du "maintien de la personne à son domicile".
Les aides existent en nombre ; elles offrent des étayages humains et matériels (garde à domicile jour et nuit, téléalarme, portage de repas, soins infirmiers, création de séjour vacances ...). Les besoins en matière de services d'aide grandissent , les solutions se développent et se diversifient ... cependant l'aide à domicile a ses limites, les aidants dans ce qu'ils font aussi.
C'est souvent le moment venu pour discuter des alternatives et des solutions d'hébergement autres ; les personnes et leur famille rencontrent alors l'univers des institutions pour personnes âgées ...